Bienvenue dans mon antre gourmande ! Je suis Mme Letuffe, une grande passionnée de cuisine désireuse de partager ses connaissances. Le chocolat est sans conteste mon produit de prédilection. Je l’incorpore à mes desserts, évidemment, mais aussi au petit déjeuner et au goûter de mes petits chenapans. Je ne me prive pas de savourer quelques carrés selon mes envies, c’est bon pour le moral !

L’origine du chocolat


Auparavant, je pensais que le chocolat était d’origine suisse. Pour ma défense, je dois reconnaître que ces helvètes ont vraiment la main pour transformer des petites fèves en des trésors gustatifs. Mais revenons-en au sujet principal. Comme vous le savez certainement, le chocolat est élaboré à base de cacao. C’est une plante dont la culture remonte à des époques très anciennes. Un petit plongeon dans le passé est indispensable pour bien comprendre d’où nous vient notre trésor.

En bouquinant un peu, j’ai pu découvrir que les Mayas cultivaient cette plante pour réaliser des boissons. C’était vers le Vème siècle. Le chocolat n’était pas destiné à tout le monde. Selon les croyances maya, il s’agissait d’une boisson sacrée. Seule l’élite avait le privilège de la savourer.

De leur côté, les Aztèques avaient leur propre recette. Leur chocolat liquide était un breuvage concocté avec des fèves de cacao et du poivre, un peu de farine de maïs et croyez-le ou pas, ils ajoutaient même quelques variétés de piments. Ce devait certainement être un excellent remontant !
Le chocolat à ses origines
Les Aztèques avaient un dieu assez spécial : Quetzalcóatl, le serpent à plumes de quetzal. Cette divinité symbolisait l’abondance agricole. Et il faut reconnaître que le cacaoyer poussait abondamment chez les Mayas comme chez les Aztèques.

Selon la légende, Quetzalcóatl étendait son règne sur Tula. Il possédait un somptueux jardin et une richesse inimaginable. Les cacaoyers dénommés cacahuaquahitl faisaient partie de ses biens les plus précieux. Un jour, l’un de ses sujets lui apporta une boisson supposément miraculeuse. Elle avait, selon ce sujet -je ne peux vous dire si c’était un homme ou une femme-, la vertu de guérir le dieu de tous ses maux et de le guider sur un périple qui le conduirait à la jouvence. La potion fut-elle magique ? Sans doute mais dans le mauvais sens. Quetzalcóatl fut saisi d’une crise de démence. Il mit ses maisons en feu, enterra la totalité de ses richesses et métamorphosa les cacaoyers en plantes ne produisant plus ni fruits ni fèves. La divinité quitta Tula en direction de l’est où il espérait retrouver sa jeunesse perdue. Son départ se fit à bord d’un radeau orné de serpents entrelacés. Quetzalcóatl promit à ses sujets qu’il reviendrait un jour, ramenant avec lui un foisonnement de richesses qu’il trouverait au paradis. Ce retour se ferait au cours d’une année placée sous le signe du roseau, au même endroit où le dieu serpent aurait quitté Tula.

Vous ne voyez toujours aucun rapport avec le chocolat tel que nous le connaissons, n’est-ce pas ? J’y viens, justement. L’année 1519 était placée sous le signe du roseau. Moctezuma, roi des Aztèques de l’époque, guettait le retour de Quetzalcóatl lorsqu’un navire en provenance du soleil levant accosta tout près de l’endroit où le dieu avait pris son départ. Les hommes descendus de l’embarcation revêtaient des écailles de serpent -c’était en fait des armures- et ils arboraient de magnifiques plumes sur leurs coiffes. Le chef avait même une barbe, exactement comme Quetzalcóatl. Moctezuma était sûr de lui, son dieu était de retour parmi eux. Il offrit son royaume au chef des hommes en écailles et plumes, certain d’honorer Quetzalcóatl. Cet homme barbu venu de l’est était en fait un conquistador nommé Hernán Cortès.

Cortès qui avait entendu parler de la légende ne refusa pas les cadeaux inestimables dont il bénéficia. On le couvrit d’or et il hérita d’une plantation de cacaoyers particulièrement prospère. Conscient du potentiel économique du produit, il expédie du cacao au souverain espagnol en 1524. 4 ans plus tard, Cortès revient sur sa terre natale avec d’autres produits agricoles. Des grains de poivre, des bâtons de cannelle, des clous de girofle, du musc, de l’eau de fleur d’oranger et des gousses de vanilles remplissent les cargaisons. Ce sont les ingrédients qui complètent le cacao dans l’élaboration du chocolat.

Conquise par les saveurs exceptionnelles du breuvage, la Cour d’Espagne en conserve le secret plusieurs années durant. Mais quelques colons espagnols permettent au Mexique de découvrir les prémices de notre bonheur gustatif. Des Chocolaterias ouvrent alors leurs portes à Mexico. Le chocolat est associé à différentes épices. La boisson fit l’unanimité auprès de ses consommateurs.

Lorsque Anne d’Autriche épousa Louis XIII, la France fit enfin la découverte du chocolat liquide. C’était en 1615, plusieurs décennies après le retour de Cortès et de ses hommes. Il faut cependant attendre 1659 pour que Marie Thérèse, épouse du Roi Soleil impose son péché mignon au pays. La première chocolaterie française voit le jour dans le quartier des Halles.

En 1674, le chocolat à croquer apparaît enfin. Ce n’est ni en Espagne, ni en France ni même en Suisse mais… à Londres. Les britanniques n’ont pourtant pas ouvert de fabrique de chocolat, ce qui permet aux français d’avoir la primeur en la matière. La première manufacture naît à Bayonne puis s’étend aux autres pays européens comme la Suisse et les Pays-Bas.

Les différents chocolats :

Il existe trois types de chocolat : noir, au lait et blanc. Leurs différences fondamentale ne repose pas vraiment sur la couleur mais plutôt sur leurs compositions respectives.

Le Chocolat noir


Le chocolat noir
D’après les puristes, c’est le seul chocolat digne de ce nom. Sa préparation se fait en mélangeant du beurre et de la pâte de cacao ainsi que du sucre. La teneur minimum en cacao est de 43%, ce qui lui confère cette teinte d’un marron très profond et ce goût un peu amer qui fait tout son charme en bouche.

Le chocolat noir est mon préféré, ce qui n’engage que moi, bien sûr. D’un côté, je ne résiste pas à son arôme envoûtant et à son goût si spécial. De l’autre, je ne résiste pas à ses apports nutritionnels. En effet, le chocolat noir est très riche en magnésium et en fer, sans oublier le cuivre. Une ration quotidienne de 10 g en chocolat noir à 70% de cacao équivaut à un apport de 5,3% de la VNR (ou AJR) sur les besoins en magnésium. Si vous en consommez 100 gr, vous couvrez totalement vos besoins en cuivre et fer. Malgré tout, il faut éviter les excès car le chocolat -même noir- reste une source de sucres et de lipides.

Prenez garde si vous avez des chiens. Le chocolat noir contient un taux élevé de théobromine, une molécule qui provoque des malaises pour la race canine et qui peut lui être fatale en cas d’ingestion.

Le Chocolat au lait

Le mode de préparation est le même que pour le chocolat noir. La teneur en cacao est cependant réduite pour un minimum de 25%. Les chocolatiers incorporent du lait en poudre, d’où son appellation. Le chocolat au lait contient plu de matière grasse que le chocolat noir.

Le Chocolat Blanc

De nombreuses personnes se demandent pourquoi le chocolat blanc est considéré comme du chocolat étant donné qu’il ne contient pas du tout de pâte de cacao. En fait, il contient du beurre de cacao. On y ajoute du lait pour plus de gourmandise et pour un apport en calcium plus important.


La recette de mon désert dessert préféré au chocolat

Le fondant au chocolat et à la poire est pour moi un incontournable des repas en famille. De plus, le fruit adoucit la richesse du chocolat ce qui rend le dessert plus facile à digérer.

Commençons donc par la liste des ingrédients à prévoir pour régaler 6 personnes :

- 200 gr de chocolat noir à dessert (la mention “dessert” figure sur l’emballage du chocolat, impossible de vous y tromper)
- 6 œufs entiers
- 300 gr de sucre en poudre
- 1 sachet de sucre vanillé.
- 180 gr de beurre ramolli
- 100 gr de farine fluide (cette mention est également précisée sur l’emballage)
- 425 gr de poire au sirop, soit une boîte moyenne
- 4 c-à-s d’eau

1. Cassez les œufs dans un grand saladier et battez-les en omelette.
2. Incorporez le sucre et le sucre vanillé et continuez à battre.
3. Versez la farine et battez énergiquement pour obtenir un mélange homogène et fluide. Réservez.
4. Cassez la tablette de chocolat en morceaux dans un cul de poule. Ajoutez l’eau puis faites fondre au bain-marie en prenant soin de mélanger délicatement.
5. Sortez le bol pâtissier de la casserole puis ajoutez le beurre préalablement coupé en dés sans attendre. Mélangez pour obtenir une préparation lisse, dénuée de grumeaux.
6. Incorporez le chocolat fondu mélangé au beurre dans le saladier contenant les œufs, les sucres et la farine. Homogénéisez le tout.
7. Égouttez le poires puis taillez-les en morceaux. Incorporez les fruits à la pâte, toujours en prenant soin de bien mélanger.
8. Chemisez un moule à manqué. Versez la pâte. Enfournez 20 minutes à 150°C. Attention, il ne faut pas préchauffer votre four.
9. Surveillez votre fondant. Lorsqu’une croûte commence à bien se former, plantez un couteau dans le cœur du gâteau. Le chocolat devrait s’y accrocher s’il est bien fondant.
10. Laissez refroidir et dégustez avec une salade de fruits à la chantilly. C’est tout simplement délicieux !


Les différents ustensiles pour bien cuisiner le chocolat


Cuisiner le chocolat
En règle générale, il faut faire fondre le chocolat pour pouvoir l’incorporer à une recette. Nous avons d’ailleurs pu le constater sur les étapes du fondant aux poires.

Il vous faut avant tout un cul de poule. Vous savez, ce sont des bols à pâtisserie en inox qui arborent différentes dimensions. Pourquoi l’inox ? Parce qu’il résiste très bien aux températures élevées et parce qu’il préserve le goût et l’arôme de votre succulent chocolat. Je vous conseille de choisir un bol aux bordures recourbées. C’est plus pratique pour verser le chocolat fondu sans en mettre partout.

Pour une cuisson au bain marie, il n’y a pas mieux qu’une casserole plus large mais surtout plus profonde que le cul de poule. Si la casserole est trop petite, vous risquez de vous brûler en retirant le cul de poule. Il n’y a pas vraiment de casserole idéale si l’on se réfère aux matières. Inox, zinc, céramique, c’est une question de préférences avant tout.

Un coup d’œil aux étapes de la recette vous fait rapidement comprendre qu’il faut régulièrement remuer le chocolat. La cuillère en bois est un excellent choix. Attention aux essences car certaines ont tendance à laisser des éclats. C’est pour cela que je préfère les spatules et maryses en silicone de https://www.kitchen.fr/. Elles sont très souples, indifférentes aux températures extrêmes et surtout, elles vous offrent la possibilité de racler tout le chocolat fondu.